20h35, heure de Martinique, nous débarquons à l'aéroport Aimé Césaire du Lamentin. On est un peu fatigué ... par les émotions qui ont
précédé notre départ improvisé. Premier objectif, prendre un taxi afin de rejoindre les locaux de la Gendarmerie de l'aéroport où nous avons une voiture de location à récupérer ... sauf que,
notre chauffeur ne comprends pas bien ce que lui dit Zépoux et nous nous retrouvons au milieu de nulle part dans une zone militaire où il n'y a pas plus de Gie de l'air que de beurre en
broche. Bon, qu'à cela ne tienne, demi-tour et cette fois-ci, Zépoux insiste en lui disant que c'est juste à côté de la tour de contrôle et ... ouf ... on y est. Du coup le gars nous fait un
tarif à l'arrache et ramène le compteur de presque 30 € à 15 !
C'est un Kangoo qui va être notre moyen de locomotion pendant une semaine. Zépoux est perplexe et pour la première fois en 29 ans de mariage c'est moi qui lui explique où se trouvent les commandes diverses du véhicule. Il faut dire qu'à l'HAD c'est la voiture de base.
Allez, en route pour Fort de France et notre 2ème objectif : trouver un hôtel ! Ben, oui, notre réservation à l'hôtel de garnison ne démarrant que lundi, il faut bien trouver un coin pour pioncer un peu non ?
Et là ... comment dire ... c'est la course au trésor ! Autour de l'aéroport pas d'hôtel ! En périphérie de Fort de France pas d'hôtel ! Enfin si, un hôtel. Mais la nuitée dans ce "palace" valant le prix d'une "chirurgie plastique total relooking", je fais les gros yeux à mon mari que je sens prêt à accepter et nous repartons dans notre quête qui s'avère aussi longue et périlleuse que celle de l'anneau maudit de Sauron ( Zépoux serait Frodon et moi Sam).
Par ce que faut vous dire que le réseau routier de Fort de France est une vraie toile d'araignée, et que ça circule vite, beaucoup, dans tous les sens, n'importe comment et que les panneaux sont rares ou mal placés. Bref, je me concentre pour rester calme et ne pas gâcher cette arrivée qui aurait du être une fête. Je sens que j'énerve Zépoux avec mes conseils, il est crevé ... respire Moonika, respire et ferme-la !
En fin de compte on finit par atterrir à l'hôtel de l'Impératrice en face de la gare de bus et taxi-co, face à l'océan et juste à côté du fort. La chambre va nous coûter quand même un bras, mais on en a marre et puis ma vessie va exploser et d'autres ennuis me guettent.
Tandis que je danse d'un pied sur l'autre en essayant de retenir la première goutte de pipi, le veilleur de nuit (que nous avons tiré de sa torpeur) n'arrive pas à se décider de la chambre qu'il va nous donner. Dialogue surréaliste entre lui et Zépoux (et je ne vous fais pas l'accent antillais mais c'est quelque chose !!!) :
- Alors, vous voulez une chambre double ?
- Oui !
- Avec un grand lit ?
- Ben ... oui !
- Alors ... hum ... quel étage ? hum ... ah, mais je ne sais pas celles qui ont 1 ou 2 lits ... hum ... je vais voir ...
Et là, il nous plante et prend l'ascenseur. Zépoux et moi sommes au bord du fou rire nerveux ... mais faut pas, faut pas sinon je mouille ma culotte !
Un long (très long) moment plus tard il redescend et recommence son monologue et finit par nous donner une clef. C'est au 5 ème étage, l'ascenseur ne monte que jusqu'au 4ème et nos valises sont lourdes mais ... on s'en fout on grimpe sans hésiter vers la délivrance (surtout la mienne). Zépoux ouvre la porte et ... c'est une chambre à 2 petits lits ... ah ah ah ... j'éclate de rire et ... vite vite les toilettes !
Sinon, rien à dire, c'est classe ! La déco est style "empire", raffinée, classe. De toute façon, on veut dormir ... tandis que je me douche, Zépoux allume la télé et tombe sur un épisode des Experts. Je le rejoins, me vautre sur mon petit lit et ... rrrrrrrrr ... rrrrrrrrrrr ... à suivre ...
La vue depuis la fenêtre de la salle de bain.



Dimanche 22 mai, c'était mon dernier jour de travail avant de m'envoler le lendemain vers la Martinique à bord d'un vol Air France vers 11h du
matin.
2h du mat', j'ai des frissons (!!!) ... mon esprit est embrumé, moitié endormie, moitié réveillée. Mon coeur cogne et
je me sens mal à l'aise. J'ai un sentiment de peur qui m'étreint et je ne sais pas vraiment pourquoi. Je me colle sur le dos de Zépoux car en général, ça me calme, me rassure et me rendort. Je
m'assoupi à nouveau et bing ... presque une heure après c'est reparti. Mais là je sais ce que c'est : c'est le film que j'ai regardé hier soir sur canal.
Beau cas d'étude sur la schizophrénie que ce Black Swan de Darren Aronofsky. L'idée de transposer cela dans le milieu de la danse et plus particulièrement le ballet
Le lac des cygnes relève du génie.



La parole est à vous ...