Tout le monde sait ça, histoire de cul et de boulot ça ne fait pas bon ménage. Et bien une fois de plus
l'adage s'est vu confirmé.
Oh ! ne vous bilez pas pour moi, je ne suis pas une des actrices de ce drame en je ne sais pas combien d'actes. Moi, le jour du "carnage" j'étais en repos mais depuis ce mercredi noir l'ambiance
au boulot s'en ressent forcément et on en subit plus ou moins les conséquences.
Quand j'ai été embauché la Coordinatrice m'avait prévenu qu'il y avait des frictions au sein du personnel ... je ne me doutais pas que c'était à ce point là.
Dans un milieu professionnel à forte concentration féminine il y a toujours des couacs, j'en ai connu à Nanterre, mais bon c'est toujours resté dans le "raisonnable". Ici, je ne sais si c'est la
chaleur ou l'humidité mais les passions sont exacerbées et quand ça pète ça va loin.
Il y avait donc des tensions au sein du groupe "infirmières-coordonnatrice adjointe". Manque de chance le "copain" (M) de l'adjointe (D) est guyanais et travaille aussi avec nous
comme "homme à tout faire". Comme tout bon domien il est dragueur. Une de nos infirmières ( A, qui se la pète un peu il faut l'avouer et qui a un caractère de chien) a eu le sentiment que
M la cherchait et comme elle déteste D, elle ne s'est pas privée de le raconter à tort et à travers. Et puis je pense que là dessus il y a eu des heurts inhérents au boulot et à la
mise en place d'une entreprise telle que la notre. Sans compter qu'il n'y a dans cette entreprise aucun respect vis à vis de la hiérarchie et des postes. Tout le monde se tutoie (je fais tâche
car moi je n'ai pas le "tu" facile) et surtout il y a trop de copinage en dehors des heures de travail. D a pris ce copinage pour de l'amitié sans doute alors que ce n'était que de
l'intéressement ... etc ... etc ...
Tout cela s'accumulait et mijotait sans doute depuis de longs mois. A, avec sa langue fourchue avait déjà poussé à la démission plusieurs infirmières (alors qu'on en manque
cruellement). Et puis il y a eu la réunion du staff de mercredi qui a été déjà fort ... animée dirait-on.
Le drame, l'explosion finale, a eu lieu sur notre lieu de travail, dans la cours, devant tous le quartier. D et A en sont venus aux mains et des mots impardonnables ont été hurlés.
M a voulu frapper A, mais une tierce personne G qui voulait s'interposer a pris un mauvais coup. D faisant le double de A, cette dernière s'est retrouvé plaquée
au sol, mordue au pied et rouée de coups ... une aide-soignante venue essayer de calmer les choses a pris aussi une baffe mais a réussi à sauver A du lynchage et l'a bouclé dans une
voiture de service, laquelle voiture a fini par subir aussi des dommages de la part de M.
Une de mes collègues présente a songé a téléphoner aux flics mais s'est ravisée et a prévenu de directeur. Il a eu l'effet d'un seau d'eau glacé à son arrivée mais le mal était fait. Rien ne
pourra plus être comme avant. Il y a eu des dépôts de plaintes et 3 personnes sont dans l'attente de leur mise à pied ...
Hier le directeur a réuni le personnel présent pour nous parler de tout ça et nous a demandé plus de respect et de civilités entre nous. Je l'ai trouvé triste et fatigué ... D est une amie
personnelle et elle est l'âme de notre entreprise. Je crois que ça lui brise le coeur d'avoir à prendre des sanctions contre elle ... mais comment pourrait-il rétablir un climat serein et
respectable sans "punition".
Heureusement au niveau des aides-soignants l'ambiance est bonne ... le travail continue ... à suivre ...
La parole est à vous ...